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Qui?

 

Session I : du 15 au 28 juillet

GABRIEL ARELLANO 

Né en 1993 à Genève, Gabriel est comédien. Il fait du rap sous trois noms, deux collectifs et cinq groupes (mais pas en même temps). Sa poésie tente une tumultueuse réconciliation entre un quotidien affligeant et une supra réalité aux dimensions mythologiques.

FELICIEN RIONDEL

 

J’ai effectué une formation de Bijoutier CFC entre l’école Technique de la Vallée de Joux, L’entreprise BMB à Neuchâtel et l’Ecole d’Arts appliqués de la Chaux-de-Fonds. Au terme de cette formation en mosaïque, j’ai eu la chance de remporter le prix du design du Concours Piaget 2018. J’ai aussi participé au Concours Suisse de Bijouterie la même année où j’ai présenté ma première pièce de bijoux de dents (ou Grillz). Depuis cela, un monde de loups et de crocs me hante. Dans le cadre d’un stage à Londres, j’ai infiltré le monde du textile et du prêt-à-porter italien afin de créer une collection de boutons de manchettes en partenariat avec l’entreprise 40 Colori. Bercé par la culture hip-hop et par les prouesses socio-poétiques du rap, j’ai lancé cette année un projet nommé Oxymore (ou OXMR). Mon objectif est de proposer des bijoux classiques et de dents, sur mesure, ainsi qu’une collection inspirée de ma passion de la langue française et des contradictions de notre monde. Entre saletés et brillances, violence et douceur, j’aimerais partager un univers à la fois symbolique et en lien avec la réalité contradictoire de chaque être. En filigrane de mon activité d’artisan, je nourris une grande sensibilité pour la musique. Un balbutiement de pratique de chant et de clavier m’aide à ne pas rester enfermé dans ma cage dorée. L’image de l’artiste maudit et pauvre me fait peur. J’ai une soif de reconnaissance et de réussite qui est immense. J’apprends à faire des selfies. Seule ma peur du marketing et l’humilité de mon père modèrent cet ouragan. J’ai 26 ans, jurassien d’origine genevoise. Je suis un être humain de 2019.

LAURENT GÜDEL

                   

Artiste intermédia et musicien, Laurent Güdel s'intéresse aux politiques de l'écoute. Sa pratique consiste à décrypter de manière critique les structures et les matérialités de nos environnements sonores. Il étudie les enjeux institutionnels, sociaux et technologiques de notre perception auditive du monde. Ses formats de création sont l'installation, la vidéo, la performance live, les publications audio ou imprimées et la diffusion spatialisée. Ses recherches, individuelles ou collaboratives, sont à l'intersection de disciplines aussi diverses que les sound studies, l'histoire, le design graphique, l'anthropologie et l'éthologie. Il collabore et expérimente actuellement avec l'artiste, anthropologue et apiculteur Aladin Borioli. Leurs recherches sur les relations interespèces entre humains et abeilles ont été présentées dans le cadre de CTM (Berlin), Anthropologies Numériques (Paris), le 18 (Marrakesh), Festival de la Cité (Lausanne) et Klang Halle à Fri-Art (Fribourg). En outre, il a pris part à Documenta14 à Kassel, à exposé au Nidwaldner Kunstmuseum et a été récompensé par une résidence de travail de six mois à l'Atelier Suisse de Bruxelles. Durant cette période, il a répondu à une invitation du Lausanne Underground Film Festival à travailler sur un fond d'archives sonores de militant.e.s libertaires en lutte pendant l'entre-deux-guerres à Genève.

LOUISE BAILAT

Louise Bailat née en 1987 à Genève, y vit et y travaille.

Elle a étudié à la Haute école d’art et de design de Genève et a obtenu le prix Neuman des Beaux-Arts de la Ville de Genève en 2016. Son travail parle beaucoup des endroits que l’on construit pour habiter, de comment on collabore ensemble en tant qu’artistes et que société, mais surtout comment les femmes y sont vues ou admises. Ces questions se transposent en dessin, en installations, en écriture. L’écriture n’est pas seulement une finalité de la plupart de ses projets mais aussi un endroit dans lequel ses dessins ou ses installations se précisent. L’écriture contribue complètement au développement de ses projets, elle assiste au développement matériel de ses projets, elle est transposée en tant que pratique artistique et visuelle. Elle essaie de créer des espaces de réflexions, des scènes sur ou dans lesquelles il est imaginable de s’exprimer. Des dispositifs depuis lesquels il est possible de militer et d’entrer en contact.

AGATHE FRASSON-COCHET

Le parcours artistique d’Agathe Frasson-Cochet, bien que rythmé par l’emploi de différents médiums, est marqué par l’image. Née à Moulins (France) en 1989, elle commence par des études de graphisme à l’ENSAD de Paris durant lesquelles elle publie son premier livre pour enfants, La Disparition, aux Editions MeMo. Après un passage à la Gerrit Rietveld Académie à Amsterdam elle réalise pour son diplôme à l’ENSAD une performance théâtrale intitulé Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique qui parodie les concours d’entrée en écoles d’art. C’est finalement à la HEAD - Genève qu’elle approfondit ce croisement des disciplines en s’essayant à la sculpture, à la peinture et au dessin.

JUDIT DÖMÖTÖR

Judit Dömötör, est danseuse, chorégraphe, née en Hongrie. Après un master de psychologie et un diplôme de danse à l'Académie de Danse Contemporaine de Budapest (BCDA), elle réalise plusieurs recherches artistiques, participe à des projets de danse comme co-créatrice et interprète. Elle réalise sa première pièce nommée Souterrain en 2015 à Budapest. Sa prochaine co-création I finished stopping (2016), est nommée à un prix Laban (le prix du champs de la danse contemporaine indépendant) à Budapest, en 2017. Elle fait des études chorégraphiques au Master EXERCE en 2017-2019 ou elle développe ses pratiques artistiques propres et donne naissance à sa dernière création, CHNGNG. Elle est actuellement axée sur la notion du changement et elle s’inspire de ce qu’elle nomme „la révolution douce”. Elle cherche des pratiques qui lient la vie et l’art, des pratiques qui se réfèrent à une vie soutenable, renouvelable. Elle pratique la méditation vipassana depuis 6 ans et s’active dans un jardin partagé et rêve de "guerilla gardening". Elle est intéressée aux fonctionnements et phénomènes humains comme l’insécurité ou la crise, en cherchant des analogies entre le couche du corps, le personnel et le niveau socio-politique.

JEREMY CHEVALIER
(1983, Ambilly, France)

 

Vit et travaille à Genève. Il est diplômé de la Haute école d'art et de design (HEAD) en 2007. La musique rock qu'il pratique constitue la première source d'inspiration de son travail de plasticien. Avec humour et dérision, ses objets, installations, performances et vidéos mettent en évidence les instruments, les outils, la gestuelle et les codes dont se sert l'industrie du spectacle, ainsi que les effets dérivés, les ratés, les accidents qu'elle suscite. Son travail est représenté par la galerie Skopia à Genève. En 2018 Il réalise la performance "Chaosphonies" qui est notamment présentée au festival Belluard Bollwerk à Fribourg en 2109. Il également avec Julie Semoroz et Thomas Perrodin, ainsi qu'avec le collectif "Old Masters".

MARYLISE NAVARRO

 

Artiste plasticienne vit et travaille à Rennes. Enseignante en cours publics à L'E.E.S.A.B de Rennes, je développe en parallèle une pratique artistique qui s’étend à la fois au domaine de l'art visuel, de la danse, de la performance et de l'art sonore. Ces dernières années ce travail a trouvé de nouvelles formes à la suite de stages et de collaborations avec d’autres créateurs. Une diversité de propositions ont vus le jour m’amenant à des questionnements hors du champ picturale dans lequel je suis spécialisée : la performance vocale (lecture, voix), performance sonore (mixage en directe), le podcast, des performances pour un spectateur (chorégraphie), la pensée du livre d’art comme la propre traduction d’un temps performatif (la pensée de l’archive). A travers différents médiums, je tente de transposer des réalités matérielles et objectives parfois difficiles, afin de proposer une expérience poétique où le réel est décalé ou simplement évoqué par transparence.

PAUL COURLET

 

Né en 1970 en Haute-Savoie, Cancre notoire à l'école je suis dirigé rapidement vers une formation d'électricien, puis de frigoriste. Mais ce qui me passionne vraiment c'est le son et la musique. Très jeune, j'enregistre sur cassettes les fêtes de famille, la nature, les animaux de la ferme. Je débute la basse électrique dans un groupe punk à l'âge de 17 ans puis la contrebasse de façon autodidacte. Les interactions avec Genève, la ville voisine, sa culture alternative et ses squats se font de plus en plus fréquentes. Ma recherche dans le domaine musical à travers Gros-Oiseau, Merzuga et Antioche Kirm s'articule autour de nombreux axes tels que le rock, la musique minimaliste, la transe, l'improvisation, laissant une place importante au texte, au conte. Je travaille actuellement sur des textes transcendants de méditation guidé un peu décalés, ces textes sont enregistrés et intégrés dans un espace sonore concret et musical; l'idée est de proposer une expérience d'introspection alternative aux médiations guidées de bien-être que l'on trouve dans le milieu du développement personnel. Depuis quelques années je travaille avec la compagnie des 3 points de suspension, 3615 Dakota et Floriane Facchini sur divers projets de théâtre-performance in-situ, spectacles de rue et théâtre documentaire, abordants différents sujets intimement liés les uns aux autres tel que le sommeil, le rêve, le réel, les croyances, le génie des lieux...

Fernanda Sánchez-Paredes
(Mexico, 1980)

 

Est une artiste photographe qui vit et travaille à Paris.  Fernanda commence son parcours de photographe comme photo-journaliste pour l’agence Cuartoscuro et travaille ensuite pendant huit ans (2003-2010) à la restauration des archives du photographe Gabriel Figueroa. C’est dans cet atelier de numérisation et d’impression photographique qu’elle va apprendre les techniques anciennes et la giclée comme technique d’impression numérique de haute qualité, avec laquelle elle développera la plupart de son travail. Elle obtient la bourse Jeunes Créateurs au Mexique et une résidence d’artiste au Banff Centre au Canada en 2008. Cette même année, elle intègre la Galería de Arte Mexicano et organise sa première exposition personnelle. Elle vient à Paris grâce à une bourse pour étudier une année (2010) à l’École Nationale des Arts Décoratifs et collabore dans différents projets avec d’autres artistes en exposant plusieurs fois à l’Institut Culturel du Mexique à Paris. En 2017 elle a fait un travail au sein d’une résidence d’artiste au Lycée agricole de Chartres, et en 2018, une de résidence à Rurart avec le soutien du SIVOS et la DRAC dans le sud-ouest de la France. Fernanda prépare maintenaient une de résidence de trois mois à Pollen dans le Lot-et-Garonne.

TIPHAINE ALLEMANN

 

Née en 1989. Ecole d’arts visuels de Bienne. Attachée au processus et non au résultat, enfin, en recherche de ça. Travail sur le plaisir de créer, non pour montrer mais pour créer, et souvent juste pour rigoler, parce que c’est hyper important, souvent en collectif, et beaucoup pour partager.

A co-créé le collectif Louis Château Fontaine en 2012 avec quelques copains de classe. La définition de ce collectif donne une vision assez juste de sa vision du travail créatif :

Collectif créé en 2012 par une dizaine d’élèves de troisième année de la classe professionnelle de graphisme à l’Ecole d’Arts Visuels B:B à Bienne, Louis Château-Fontaine manipule avant tout la sauvagerie et la liberté créative à toute épreuve. En trois ans, ils ont produit une vingtaine de

fanzines, basés principalement sur l’illustration. L’aspect qualitatif n’occupe pas une place importante dans ce projet, laissant le champ libre aux explorations les plus saugrenues. L’objet final s’apparente à la déflagration du sèche-cheveux entrant en contact avec votre bain moussant annuel.

(Définition par Anton de Macedo)

MICKAËL HENROTAY-DELAUNAY

S’est formé à l’Ecole d’Arts Appliqués d’Amiens avant de se tourner vers la danse au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse à Paris. Fin 2002, il rejoint la Cie Philippe Saire tout en collaborant à d’autres projets chorégraphiques et pluridisciplinaires. De 2006 à 2012, il danse et crée les scénographies pour Jessica  Huber. Il fut le chorégraphe de La Paternelle à Lausanne de 2013 à 2018. Actuellement, il se consacre principalement au spectacle Hocus Pocus (spectacle pour enfants), de la Cie Philippe Saire, ainsi que son travail personnel.

Photo: Sandy Flinto, FAC 2015

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